A FOND DE CAL-AIS [Informations & Photos sur les camps de Calais & Grande-Synthe]

Situation - Historique (Wikipédia)


Centre de Sangatte (1999-2002)

Depuis 1995, de nombreux réfugiés ont fui leur pays pour aller en Grande-Bretagne, où les immigrés clandestins peuvent plus facilement trouver du travail, et où ils ont parfois de la famille ou des amis. Devant l'augmentation de leur nombre au fil des années, se pose peu à peu la question des conditions sanitaires et sécuritaires de l'hébergement de ces réfugiés. En 1999 ouvre le centre d'accueil de Sangatte, géré par la Croix-Rouge. Le bâtiment est un hangar de 27 000 m2 appartenant à Eurotunnel et réquisitionné par l'État. Prévu pour 800 personnes au maximum, il en abrite rapidement 1800. Des bénévoles s'y succèdent pour aider les réfugiés. Il devient très rapidement saturé et ferme en 2002. La première jungle est alors construite dans la forêt aux alentours du port, peu après la fermeture du centre, et des émeutes ont lieu en 2001 et 2002. En novembre 2002, le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy en ordonne le démantèlement. En trois ans, entre 60 000 et 70 000 personnes auraient transité par ce centre.

Jungle de Calais (depuis 2002)

La fermeture engendre une baisse du nombre de réfugiés : 400 sont recensés fin 2005. L'insécurité et les nuisances engendrées par certains réfugiés entrainent une réaction gouvernementale : en avril 2009, les campements sauvages sont rasés au bulldozer et les forces de l'ordre procèdent à l'arrestation de 190 réfugiés. Le flux de réfugiés ne tarit cependant pas : un nouveau camp est établi dès le mois de juin et compte environ 800 habitants. En septembre 2009, les autorités françaises évacuent un bidonville occupé par environ 700 réfugiés. 276 personnes, principalement des Afghans, sont placés en centre de rétention administrative. À partir du printemps 2014, une vague de réfugiés arrivant de Méditerranée par l'Italie et la Grèce atteint l'Europe : le nombre de réfugiés à Calais croît à nouveau.
En mai 2014, trois campements sauvages de 550 réfugiés sont démantelés à la suite d'une épidémie de gale. En juin, le nombre de réfugiés est estimé à 900 par le milieu associatif. En juillet, le camp principal est également démantelé. En août, des tensions et bagarres éclatent entre réfugiés soudanais et érythréens, faisant une cinquantaine de blessés. Le 2 septembre 2014, face à une nouvelle vague de réfugiés, Bernard Cazeneuve instaure un centre d'accueil de jour, nommé Jules Ferry, pour un coût 13 millions d'euros. Manuel Valls annonce en août la création de 1 500 places d'accueil pour un coût estimé à 18 millions d'euros.
En septembre 2014, la maire UMP de Calais, Natacha Bouchart, menace de fermer temporairement le port de Calais, bien qu'il s'agisse d'une action illégale qui l'exposerait à des poursuites judiciaires, afin d'envoyer « un message fort » aux autorités britanniques. Le nombre de réfugiés est alors estimé à 1 300, principalement des ressortissants érythréens, somaliens et syriens.
En juin 2015, The Daily Telegraph estime le nombre de réfugiés de la jungle à 3 000. En octobre 2015, Le Figaro estime désormais entre 5 500 et 6 000 réfugiés dans la zone Seveso, à la suite des vagues de réfugiés de la fin de l'été 2015 partis depuis la Turquie.